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C’est le printemps, le temps des désamours ?

C’est le printemps !

Le temps des comptes-rendus d’interventions sociales dans les entreprises où j’interviens Ce qui arrive toujours en tête… Les séparations, les divorces et sans compter cette année une recrudescence de violences conjugales subies par les femmes.

Conjonctures économiques difficiles, des incapacités à communiquer, des personnalités perverses de plus en plus en nombre ?

 La notion d’hommes maltraités n’est pas une fantaisie. La violence n’est pas toujours l’apanage des hommes. Il existe en effet des hommes violentés par leur compagne, j’en ai rencontré, ils ne l’expriment pas comme tel… pourtant la violence est bien là….

Je ne dirais pas que les hommes ne souffrent pas lors des séparations, mais la violence exprimée est souvent liée à ce moment de rupture qui les atterre sur le coup et non la cause réelle douloureuse et lancinante de cette séparation ; séparation le plus souvent demandée par les femmes que je reçois…. Les hommes endurent, les femmes rompent.

 Un raz le bol total, un cri de survie !

Toutes ces violences psychologiques, sournoises, enfouies, souvent déniées, amoindries par les victimes elles-mêmes et qui font pourtant tout doucement des ravages …

« Mais ces violences sont inacceptables »

Phrase qui fait écho lors des premiers entretiens auprès des salariées victimes de violence, où le trop plein déborde, où le silence enfin se brise …

Comment cette violence psychologique déstabilise « la victime », à anéantir ses propres repères pour qu’elle arrive à douter d’elle-même, du bien fondé de son propos ou encore de son impression des choses ?…. Ou à comment devenir folle ?

      —>>>  Les « tactiques » souvent  utilisées :

  • les insultes, les vexations,
  • les critiques et remarques désobligeantes, souvent qui finissent à être dites  en public pour avilir  plus cruellement l’autre…
  • les hurlements ou encore menacer ou ordonner à l’autre en collant son visage contre le sien, la violence dans son intimité…
  • les railleries qui se veulent humoristiques,
  • le chantage affectif  et souvent financier pour mieux asservir l’autre.
  • Le mutisme « il me boude  pendant plusieurs heures et  plusieurs jours », la violence de l’inertie

–>>>Après les paroles, les actes :

  • d’harcèlement, à surveiller l’autre, à ordonner à distance, en contre ordre,
  • tous les comportements de mésestime,
  • à dévaluer des projets ou pensées de l’autre, par des jugements négatifs persistant à l’encontre de sa personne…. Les mentors qui deviennent menteurs !

 

Cette liste d’agressions  tendant à toucher à l’intégrité du partenaire est probablement incomplète, mais malheureusement si courante et trop souvent banalisée dans les discours !

 

C’est pourquoi, en premier lieu, il est important d’oser dire, ne ne pas rester seul/e…

 

Affronter une séparation n’est pas facile, même quand elle est consentie.

 

 Pouvoir partagé ce que l’on vit est déjà le premier pas vers un mieux être…  On dépose ces valises et autant les déposer dans un espace de réflexion approprié… Le service social est un des espaces dédié au sein des entreprises, anonyme et impartial, un premier lieu, un premier relai.

 

Comment tenir tête ?              

 

                                        Comment se protéger ?

 

                                          Comment stopper ce crescendo de violence au sein de son couple ?

 

 

Loi du 9/07/2010 : loi n°2010-769  dont son décret d’application n°2010-1134 au JO du 30 septembre 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants.

Ces textes modifient les dispositions du droit pénal et de procédure pénale afin de renforcer la lutte contre les violences commises au sein du couple.

Ø  Une avancée en matière de protection la notion de violence enfin explicitement élargie à la violence psychologique et au harcèlement moral au sein du couple qui peut se caractériser par une succession de comportements insignifiants isolément mais dont l’accumulation entraîne une dégradation des conditions de vie de la victime et porte atteinte à son intégrité psychique. Des mesures de protections mises en place.

Ø   Ces faits sont passibles de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende quand ils ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à 8 jours ou n’ont pas entraînée, de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende quand l’incapacitéde travail est supérieure à 8 jours.

 

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